Plan de travail

Un outil transitoire Mes plans de travail

haut  Un outil transitoire

Article paru dans le Nouvel Éducateur

Pendant le temps de travail personnel (2h par jour environ), l’enfant inscrit le nom d’une activité sur son PTA (Plan de Travail et Agenda), un cahier petit format. Dans la marge, il indique la date à laquelle il pense terminer l’activité. Une fois celle-ci terminée, il surligne cette date. Il colle dans son PTA une fiche qui lui permet de vérifier son passage dans différents domaines d’activités. A la fin de chaque activité, il surligne le domaine correspondant sur cette fiche.

Le Plan de Travail a pour objectif d’éviter le zapping chez l’enfant, de lui faire prendre conscience de son activité en général, de se reconnaître et de se sentir capable.

En fonction des capacités de chacun à être auteur de ses activités, je consulte avec l’enfant son PTA plus ou moins régulièrement :

  1. L’activité a été oubliée : date non surlignée. Je m’intéresse à ce qu’il a fait et tente de lui faire prendre conscience de ses propres capacités à terminer l’activité. Je peux l’inciter, l’encourager, l’accompagner, le conseiller, lui imposer de la terminer. Il arrive que nous envisagions ensemble son abandon.
  2. L’activité n’a pas été oubliée : date surlignée. Je peux vouloir vérifier qu’elle ait réellement été terminée en échangeant avec l’enfant. Je ne le fais pas systématiquement, car le fait de surligner la date d’une activité inachevée révèle une capacité à s’approprier son PTA et par là même, à être davantage auteur de son activité générale que dans le premier cas. J’envisage donc que certaines activités puissent rester inachevées : acceptation d’un degré de zapping pour certains enfants à certains moments.
  3. Pour d’autres, la consultation du PTA devient même inutile. De fait, le Plan de Travail le devient lui-même, si ce n’est pour certains enfants qui continuent de l’utiliser pour eux comme outil aide-mémoire.
    L’utilisation de ce PTA les a accompagnés vers une plus grande autonomie qui leur a permis d’être de plus en plus auteurs de leurs activités.

En ce qui concerne les activités

Pour qu'il y ait réel engagement dans l’activité et envie de la renouveler, je veille à ne pas avoir d'attente précise sur elle. Je m’intéresse à ce que fait ou ce que veut faire l’enfant et l’accompagne. Je lui donne des possibles s’il en a besoin comme l’utilisation d’une fiche de construction par exemple. Des enfants me montrent souvent d’autres possibles bien plus enrichissants.

Exemple : "balance" est une activité listée dans le livret de la classe, livret que nous mettons à jour au cours des réunions quotidiennes. L'activité n'est pas précisée davantage.
Arrivé récemment dans la classe, un enfant choisit cette activité et vient me demander :
- Qu’est-ce que je dois faire ?
- Qu'est-ce que tu veux faire ? je demande à mon tour.
Si nécessaire, je lui donne des idées. Par le non dit, je lui montre qu'il n'a pas à faire quelque chose de précis, qu’il peut créer.

Le risque est alors le zapping : un autre enfant s'approche de la balance, met des poids dessus et ... s’en va ! Comme l'activité a été notée sur son PTA, il sera possible d’y revenir afin de ne pas rester sur cet abandon. Je peux être amené alors à l'obliger à terminer ce qu'il pensait faire et même à laisser une trace (cf 1° et 2°).

Mon attitude sera différente en fonction de ce que je sais et de ce que je ressens de l’enfant. Je permets d’ailleurs par moments à certains d’être uniquement dans l’observation.
C'est la connaissance des enfants qui nous permet de faire les meilleurs choix.

Philippe Ruelen, 2010

haut  Mes différents plans de travail

Lors de mes débuts, la brochure "Le Plan de Travail n'est pas un contrat" (version livret) de J.M. Calvi et de Bernard Collot éditée par les CREPSC m'avait interpelée. Ce fut la base de ma réflexion enrichie par les nombreux échanges de notre groupe de recherche qui a fait naître cette succession de plans de travail : en 2004 (version modifiable) - en 2005 (version modifiable) - en 2005-2006 - en 2006 - en 2007-1 - en 2007-2 - en 2007-3 - 2007-2008 - en 2008-1 - en 2008-2 - en 2008-3


Le PTA évoqué dans l'article ci-dessus et que j'ai utilisé entre 2008 et 2011 - un cahier de 60 pages (plus de photocopie !) - se veut être le rassembleur entre le PT (Plan de travail) et l'Agenda/cahier de texte/cahier de liaison.

Ainsi toute activité faîte à la maison ou à l'école prend la même valeur.

La fiche du PTA (version modifiable) collé dans le cahier PTA pousse l'enfant à diversifier les ateliers. En effet, pour obtenir un autre PT, l'enfant doit avoir fait une activité dans chaque atelier.

Chaque jour, l'enfant inscrit la date dans son pta. Pour chaque activité entreprise ou prévue, l'enfant inscrit dans la marge la date à laquelle il pense qu'elle sera terminée. En face, il inscrit le nom de l'activité. Comme indiqué sur le schéma, l'enfant s'aide du menu sur lequel figure une liste d'activités. Si elle n'y figure pas, il en parle à la réunion de manière à ajouter cette activité.

Lorsque l'activité est terminée, l'enfant surligne la date dans la marge, et surligne l'atelier correspondant dans le PT à moins que cela n'ait pas été déjà fait suite à une précente activité.

Les mots et la correspondance avec les parents s'effectue également dans ce cahier.
Les leçons sont également collés dans ce cahier.

Entre 2011 et 2016, en classe unique, les tableaux de bord ont remplacé les PTA.
Pour les plus autonomes, un tableau de bord (version modifiable) orienté "projet" dans le sens qu'un projet peut "valider" plusieurs ateliers. Pour les autres, celui-ci ou celui-là.
Et celui-ci pour les maternelles.