Moussac, école dans la Vienne, c'était la classe unique de Bernard Collot entre 1975 et 1996.

Emission spéciale pour la télé éducative suédoise

Montage réalisé par l'Association les Semeurs d'école (vidéo 2016, 4'19)

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La vidéo de 23'

Suzanne Forslund, réalisatrice du film, est directrice de cette télé éducative.

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Les séquences ont été tournées l'année où Bernard Collot avait une demi-décharge : il n'était en classe que deux jours par semaine, d'où la ré-introduction d'un certain nombre d'outils pour tranquilliser la collègue qui était perdue de ne plus avoir la maîtrise et a été à plusieurs reprises au bord de la dépression nerveuse (alors que tout allait bien et marchait tout seul... justement !).

Extraits :
  • Ici, il y a un groupe qui vit pour de bon, qui existe réellement, qui construit ses propres langages.
  • Ce sont les enfants qui sont les acteurs de leurs propres apprentissages.
  • Le maître est celui qui permet.

Le fichier ortho, c'était le rituel d'un fils d'instite, tous les matins. Il fallait qu'il fasse cela pour se libérer... ou se libérer de sa mère !

La séquence du canard (15-21mn) : il a fallu que Bernard insiste pour que le montage ne coupe pas les plans nettement en sa défaveur, ce qui avait été fait pour la même séquence dans le film "Les enfants d'abord". Suzanne lui a raconté que ses monteurs suédois ne comprenaient pas son insistance !!
Bernard s'est pas mal servi de la séquence du canard remodelée à sa demande pour les suédois parce qu'elle lui permettait une démonstration a contrario. A noter que Suzanne avait fait une... faute de réalisatrice : pensant savoir ce qui se passait dans une classe Freinet, elle s'était dispensée de faire avant des repérages pour voir ce qu'elle pouvait prévoir de tourner. Une fois sur place elle a été pas mal désarçonnée, mais elle avait un cadreur lapon de génie avec qui elle était en parfaite complicité.

Commentaires de Laurent Lançon :
Super intéressant ! Je retiens plusieurs choses importantes pour moi, en dehors des incontournables (multi-âge élargi, espace...)
  1. Accepter la complexité. Ca je le sais depuis un moment. Joli piqure de rappel ;-)
  2. Prendre du recul et ne pas répondre forcément à chaque fois aux sollicitations des enfants. J'ai du coup testé toute la journée et finalement ils vivent mieux, le volume sonore est réduit et la classe plus apaisée. Ils se lassent vite quand je suis occupé à d'autres tâches volontairement ;-) et trouvent d'autres solutions sans moi ;-) Très très bon. Intérieurement aujourd'hui, c'était assez marrant de constater ça.
  3. La classe ne tourne pas à vide. Il y a de la vie et un accompagnement des "faire" des enfants ! Tous faire ! On part de ça ! C'est tout sauf du laisser aller ! On le voit très bien à l'attitude des enfants.
  4. Le monde des enfants et celui des adultes sont bien distincts. La séquence "pédago" avec le canard est excellente pour ça ;-)
  5. On entrevoit tout le travail de recherche mis en place au fil des années pour arriver à cet état et ça change tout le temps. On revient au point 1)
Ce qui m'inspire avec cette vidéo c'est ce travail de praticien-chercheur. Comment dans ma structure, dans mon labo, avec les contraintes qui sont les miennes, je peux construire avec les enfants une réponse 3type ?

France 2, journal du 20h (vidéo 1998, 3')

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Film "Les enfants d'abord", 1996

Suzanne Forslund, réalisatrice du film, est directrice d'une télé éducative.
Le film a été réalisé en 1995 à l'occasion du centenaire de Freinet. Il a été coproduit par la 5, la télévision éducative suédoise et la télévision québécoise. En France les écoles de Moussac et d'Aizenay (Joel Blanchard), deux écoles au Québec dont celle de Marc Audet (membre des CREPSC) et deux écoles suédoise.

Les séquences ont été tournées l'année où Bernard Collot avait une demi-décharge : il n'était en classe que deux jours par semaine, d'où la ré-introduction d'un certain nombre d'outils pour tranquilliser la collègue qui était perdue de ne plus avoir la maîtrise et a été à plusieurs reprises au bord de la dépression nerveuse
(alors que tout allait bien et marchait tout seul... justement !).

Partie 1 "La vie dans la classe", 42'

Diffusion prochaine

Partie 2 "La classe dans la vie", 48'

Diffusion prochaine

Envoyé Spécial "Vice les instits", France 2 Marcel Trillat 1993

France 2, Marcel Trillat, Extrait n°1 (3'), 1993

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France 2, Marcel Trillat, Extrait n°2 (10'), 1993

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Retour à Moussac (3'), 1997

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Créations et enregistrements audios

Le lapin et la lapine, 1978

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Dans le réseau, à Moussac nous nous amusions à réaliser des créations audio à partir de textes trouvés dans les journaux échangés et qui avaient plus à tout le monde. Elles étaient alors enregistrées dans une cassette “ici radio Moussac” et elles faisaient le tour de quelques classes du réseau.

L’enregistrement avait été fait aux alentours de 1978 à partir d’un texte d’une enfant de l’école de Parnans dans la Drôme : le lapin qui voulait faire un bébé. Le texte était court (lu par morceau par une narratrice), il avait été scénarisé (il avait fallu faire avant un synopsis permettant ensuite l’introduction des bruitages et l’improvisation de tous les ajouts en cours d’enregistrement, (en particulier les “parce que” et les “peut-être” !).

Les psy vont se régaler ! Remarquez les bruitages inventés pour symboliser la préparation des bébés, l’accouchement de la lapine (de l’eau qui coulait dans une bassine !) et celui brutal et court du lapin !!

L’histoire du tigre qui devait s’en aller

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Cette fois c’était un texte d’un enfant du journal d’une école normande dont s’étaient emparés les enfants.

Ils s’étaient particulièrement régalés dans les bruitages qu’ils prolongeaient avec délice. J’avoue les avoir réduit sur la version numérique que j’ai mise en ligne pour l’alléger et faciliter l’écoute, j’ai peut-être eu tort parce qu’on pouvait trouver du sens à ces longueurs (comme celle du bruitage du train).

Là aussi l’histoire n’est certainement pas innocente pour l’enfant normande qui l’avait écrite pas plus pour tous ceux à qui elle avait plu. Une fable philosophique sur la différence et l’exclusion ?

Pollution

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C’était encore une enfant de l’école de Parnans qui avait fait un texte sur la pollution. Cette fois les enfants ont voulu donner leur sentiment sans texte ! C’était osé et cela ferait rire aujourd’hui une Greta Thunberg ! Mais les enfants aimaient bien passer d’un langage à un autre pour exprimer (ils utilisaient beaucoup la musique, le chant improvisé, la danse, les marionnettes, la peinture...)