Partage d'expériences

Mes propositions Depuis 2003 ! Un livre Exemples

 Mes propositions

UN JOURNAL DANS LES DEUX SENS ! (06/09/2022)

Cette réflexion émane d'un travail de rédaction d'une future page sur les devoirs du guide dessiné. Le terme des devoirs induit une infantilisation et une subordination qui est contraire à l’objectif de responsabilisation. Dans un système éducatif vivant, les devoirs concernent à la fois l’adulte et les parents et consistent à créer du lien entre l’école et la maison.

Oui, mais comment ?

En maternelle, un outil a déjà fait ses preuves dans de nombreuses classes, pas forcément 3type : le cahier collectif ramené chaque soir par un enfant. Dans ce cahier, certaines activités sont décrites par un texte et/ou une photo, ce qui permet de rendre un peu moins opaque voire même de rendre visible le fonctionnement de la classe et les activités qui s'y passent. Dans ce cahier, il est également possible d'y trouver des textes et/ou photos décrivant certaines activités effectuées au sein des familles. Ce peut être des visites, des sorties (en forêt par exemple) mais aussi toute activité d'apprentissage (réalisation d'une recette de cuisine par exemple).

L'objectif est double : créer du lien dans les deux sens, et montrer qu'activités et apprentissages ne sont pas dévolus à l'école, que la vie éducative est partout et tout le temps.

Ma proposition est d'étendre cet outil à l'ensemble de l'école primaire en mettant en place ce cahier pour tout le monde.

Ce pourrait même être un journal qui serait à destination du groupe d'écrivains ou de jornalistes opérant à la fois à l'école et à la maison, sachant que toute activité commencée à la maison peut continuer à l'école et inversement.

PLUTÔT QUE DE PROPOSER, FAIRE SEUL OU FAIRE AVEC ! (10/08/2022)

Dès lors que les jeunes sont relativement libres et tant que le système n'est pas ultra avancé, les propositions des adultes ont forte chance d'être repoussées voire rejetées ou plus simplement ignorées. Et ce, quelque soit la proposition.

Souvent, le réflexe est de chercher à en expliquer les raisons, afin de comprendre puis de modifier quelque chose pour que ces propositions soient acceptées ou du moins quelques unes. On est alors tenté d'entrer dans d'autres domaines comme la psychologie humaine, de chercher à comprendre, de faire des hypothèses, de tenter d'autres manières de proposer, d'essayer des trucs, de les évaluer etc. On pourrait penser qu'on est alors bien dans la démarche de praticien-chercheur si cher au courant de l'école du 3ème type. Et bien, non, pas vraiment ! Car, là, on essaie au final de contrôler l'enfant ou du moins sa psychologie, et on freine aussi l'élan de se prendre en charge soi-même. La démarche est beaucoup plus pragmatique :

Si les enfants n'entrent pas dans les propositions des adultes, considérons tout simplement que c'est ... normal ! C'est ce qui est, et acceptons le tout simplement, et tirons un enseignement "Dans tel état du système, les propositions ne fonctionnent pas" et arrêtons donc d'en faire ?

Sans aller dans un extrême, concluons qu'on évitera de perdre du temps à en élaborer. Ainsi, moins de temps en travail en amont permettra à l'adulte de ne pas avoir d'attente sur d'éventuelles réactions positives du groupe devant ces éventuelles propositions qu'il pourrait faire tout en sachant qu'elles risquent fort de ne pas donner satisfaction. A noter par ailleurs, que des propositions formulées sans attente, ont davantage de chances de fonctionner !

Bon, deuxième enseignement, c'est qu'on est dans la merde puisqu'il faut trouver autre chose !

Eh oui, puisque lorsqu'on conclue que le laisser-libre / laiser-faire ne fonctionne pas, l'idée de devoir faire des propositions semble être l'unique solution existante se présentant à nous dès lors bien sûr qu'on s'interdit l'imposition. C'est d'ailleurs très difficile d'expliquer aux personnes que ça ne marchera pas mieux, car elles sont persuadées que dès lors qu'on ne mettra pas de caractère obligatoire, ça ne peut que fonctionner. C'est donc à essayer, à vivre pour intégrer que dans un système pas encore ultra avancé et visant l'auto-organisation (*), ça ne marche effectivement pas mieux.

Pour sortir de cette impasse, une réflexion sur la posture de l'adulte m'a aidé :

L'adulte cherche à ce qu'une auto-organisation se mette en place via des réunions quotidiennes au cours desquelles les décisions sont prises et les projets et demandes partagés. L'adulte cherche à ne pas avoir un statut particulier. Mais sur cette dernière phrase, est-ce réellement vraie ? L'adulte fait-il ce que les jeunes font ou du moins fait-il ce qu'on aimerait que les jeunes font ?

Comment les jeunes peuvent-ils se projeter dans des activités développant les langages s'ils ne voient personne autour d'eux en faire ? On ne parle pas ici d'un système multi-âge déjà suffisamment avancé dans lequel il y a toujours des grands qui en font. On parle ici des systèmes qu'on cherche à faire décoller.

Ma proposition est donc qu'à la place de faire des propositions aux jeunes, l'adulte se lance au même titre que les jeunes dans des activités et projets devant réunir les deux conditions suivantes :

  • Plaisir de l'adulte à les réaliser pour qu'il puisse être véritablement perçu aux yeux des jeunes comme sans attente à leurs égards.
  • Simplicité d'accès de sorte que les jeunes puissent facilement les comprendre et s'y intégrer.

Cette proposition ne signifie pas que l'adulte cesse de superviser le système. Il faut qu'il puisse à la fois réaliser certaines activités/projets (seul ou avec des enfants qui le rejoignent de leur propre initiative) tout en supervisant le système et en restant relativement disponible.

(*) Je ne parle pas des projets qui restent sur le paradigme formateur/formé enseignant/enseigné pour lesquels cela peut fonctionner.

LES INFORMATIONS ENTRANTES (01/08/2022)

Dans les années 90, les messages diffusés à l'époque sur le réseau Marelle du minitel étaient imprimés et affichés. Chaque enfant pouvait s'en emparer facilement et préparait alors une réponse qu'il diffusait à son tour sur le réseau.

Aujourd'hui, son successeur, le réseau ArbusTes et son mur des écoles, pourrait sans doute bénéficier de davantage d'interactions (réactions, rebonds).

A partir de ce souvenir et des deux réflexions suivantes :

  1. En repensant à la circulation des informations dans la classe comme on le faisait il y a quelques années en schématisant nos classes, on pourrait sans doute faciliter leur visibilité et leur effet.
  2. Au cours d'un atelier de la rencontre de cet été, Anaïs de l'école Lélécole près de Saint-Etienne a parlé "d'entièreté du processus". Il faut que le jeune entre dans un processus de manière totalement volontaire (motivation intrinsèque) tout en ayant une maitrise (contrôle/pouvoir) sur le processus entier du début à la fin.

Ma proposition :

Chaque jour, un ou plusieurs enfants impriment les nouvelles publications, et les affiche sur un panneau en les triant eux-mêmes. Ils découperaient donc les publications des feuilles imprimées pour les afficher sous des rubriques qu'ils créeraient au fur et à mesure. Une seule contrainte : "Il doit y avoir plusieurs publications (au moins deux) sous une rubrique."

Je pars de l'hypothèse que ce rituel accompagné de cette contrainte en ferait une activité stimulante à part entière susceptible d'entraîner davantage les enfants à lire et à réagir aux publications.

 Depuis 2003 !

Le partage des idées, des interrogations, des expériences... est nécessaire pour se transformer et pour transformer dès lors qu'on s'inscrit dans le processus inhérent à la recherche d'une école du 3ème type.

Ces partages ont commencé en 2003, suite à la parution du livre "L'école du 3ème type ou la pédagogie de la mouche" aux éditions L'harmattan sur une liste intitulée "3type". Merci à Sylvain Connac qui avait compilé et archivé les messages de la première année 2003-2004 avant qu'on se retrouve en live au stage de Belley l'été 2004 qu'on appellera après Belley I. Depuis 2011, la liste s'appelle "PRATIQUES" et compte à présent plus de 300 membres.

 Un livre

 Exemples de messages de la liste

Libérer les projets personnels, 1ère étape vers le 3ème type

Bonsoir Daniel, bonsoir à tous,

Très difficile en effet cette plage horaire où on libère les projets personnels.
On s'aperçoit que la plage est trop petite mais on n'ose pas l'agrandir, qu'il faut être de partout, que l'efficacité de cette plage ne nous saute pas eux yeux etc etc.

On passe forcément à mon avis par cette étape. Il me semble que l'une des caractéristiques de l'école du 3ème type est justement qu'elle ne s'arrête pas à cette étape. Je me souviens avoir mis cela en place lors des échanges sur la liste de diffusion sur les arbres de connaissances et ça me déroutait pas mal. Ah ces projets personnels ! Pour moi, un projet personnel, c'était forcément un gros truc ; un truc du genre "construire une piscine à la Barrios" ou "monter une pièce de théâtre". J'ai intégré plus tard que ce n'étais pas forcément ça.

Puis, petit à petit, j'ai pu intégrer les projets personnels dans le PdT autrement dit avec les fichiers auto-correctifs et d'autres activités comme celles sur ordi. Du coup, ça m'a libéré un peu (les "gros" projets personnels étaient moins nombreux et je n'étais pas ou moins désemparé) ... puis, petit à petit toujours, j'ai osé agrandir cette plage horaire (notamment parce qu'un jour Heidi était en plein dans son écrit, que la plage était terminée, qu'on allait passer à la plage math et que j'ai vu sa déception dans ses yeux). Ainsi, de fil en aiguille, cette place a concerné toute la matinée.

L'histoire, la géo, les sciences, l'Arts Plastiques étaient alors encore distincts (réservé à l'après-midi). Et j'ai rencontré Philippe L. qui, lui, avait déjà franchi le pas pour passer à toute la journée. Ce qui a tout changé puisqu'alors le problème du temps n'existait plus ou du moins beaucoup moins. Un copain, David du GEM, m'a également fait comprendre qu'on avait du temps, que l'essentiel n'était pas de faire beaucoup de choses en peu de temps. Le cartésien et l'informaticien que j'étais avait alors eu besoin de prendre conscience de ça (ce qui fut d'ailleurs une sacré déconstruction personnelle).

De nombreux problèmes d'organisation disparaissaient et l'auto-organisation à travers les réunions quotidiennes a pris place.

Ph. Ruelen, 2006

Identifier sa problématique. Agir en fonction du contexte, il n'y a pas de règle.

(...) Mais j'ai quelques interrogations :
  1. ils ont du mal ( surtout les GS / Cp) à se tenir à un atelier : ex Clément qui commence son travail sur le radiologue mais ensuite si il voit un copain qui est aux légos.. ben il voudrait bien y aller aussi et a tendance à bâcler la fin du texte. J'ai bien précisé au début qu'il fallait finir ce qu'on avait commencé, mais j'ai peur qu'ils ne partent plus que sur des ateliers "simples" ( style peinture, légo ).
  2. J'ai du mal avec la "consommation d'activité" : 2 élèves ont voulu faire 1 bricolage, où on représente en mousse des drapeaux. Elles ont fait ça vite fait, pressées de voir le résultat... J'aurai aimé les voir faire de la géométrie pour tracer les rectangles .. mais non ! A main levée, ça leur a suffit... et du coup elles m'ont fait au moins 10 drapeaux.. m'ont utilisé la 1/2 du stock de mousse .. J'étais un peu contrariée. Quel retour sur ces ateliers ? Quelle exigence ?
  3. et pour celui qui n'a fait que des légos tous les jours.. je fais quoi ??? Faut-il obliger à une rotation ?
Par contre je ne m'attendais pas à ce que soit aussi calme ( mis à part ceux qui font musique, mais avec les beaux jours, le préau va être utilisé..)... C'est une bonne surprise.

A celles et ceux qui les ont mis en place, est ce le temps qui règle cela ? Où faut-il un peu cadrer ? ou laisser un peu plus faire ??
C'est tout à fait normal que tu te poses ces questions. J'étais arrivé avec les mêmes en 2004 au stage GEM01/GLEM, premier stage auquel je participais, premier stage organisé à Belley, et premier stage où on faisait référence explicitement à l'école du 3ème type. Nous étions une vingtaine dans l'un des 3 groupes du stage. Là, j'ai pu mettre des visages sur des noms que je connaissais depuis un an via la liste 3type que j'avais créée un an plus tôt en revenant de ..... St Satur ! Oui, du même camping où on va se retrouver début août (Woodstock). J'y avais emmené ma petite famille pour une semaine de vacances, et ainsi pu aller chez Bernard où on était quelques uns à avoir rendez-vous avec lui en vue d'écrire un livre collectif... J'y avais ainsi vu Catherine Chabrun, Philippe Lamy, Laurent Ott, Bruce et bien sûr Bernard. C'était les premiers visages que j'associais à des noms.
Avant d'en mettre davantage 2 ans plus tard au congrès de l'ICEM en 2005, j'ai ainsi pu voir en 2004 : Jean-Claude Mura et Sofi Billard (encore présents sur cette liste), Sylvain Connac et son équipe, Juliette Gasselin, Nathalie Benech, Bérangère Labalette, Yanek, Roger Beaumont ...

J'étais donc arrivé avec cette problématique : le zapping ; les échanges m'ont beaucoup apporté, je repartais de ce stage, très satisfait de cette première rencontre 3type, rempli d'énergie et avec des envies de changer des trucs dans mon fonctionnement de classe. Je ne me rappelle pas si j'avais obtenu des éléments de réponse à ma problématique. Sofi s'en rappelle peut-être...

Toujours est-il que ces éléments ne constituent pas l'essentiel de notre cheminement ; ils peuvent même être des freins s'ils sont présentés comme des vérités. C'est pour cette raison que je me suis toujours opposé lors de l'organisation des stages/rencontres, à commencer par ce Belley 2004 (où le GEM avait un petit pouvoir puiqu'il était le principal organisateur), à intituler des trucs du genre "pour débuter en pédagogie Freinet" avec inexorablement des questions des débutants et des réponses de personnes expérimentées.
Je sentais bien à l'époque déjà en tant que débutant, et le confirme maintenant avec l'étiquette d'"expérimenté", que ce sont bien les questions de ceux ou celles qui cherchent qui génèrent leur souffle et leur l'élan. Pour que cet enthousiasme, cette énergie restent féconds, il est important de ne pas les restreindre, ce que pourraient faire involontairement les "expérimentés" en apportant des réponses, qui ne peuvent d'ailleurs pas être des réponses !

Cela dit, j'aurais bien aimé que Bernard m'apporte davantage d'éléments concrets, lui qui a suivi mon cheminement depuis le début, et quasiment jour après jour.

Je vais me risquer à te répondre, même si je sais que c'est TON message qui t'aide vraiment : identifier sa problématique est le plus difficile, le plus important, et est déjà un grand pas vers sa résolution . C'est un message type de notre recherche, comme on aime en lire sur cette liste ; des messages qui sont de plus en plus nombreux, davantage encore que sur la liste 3type car davantage de personnes s'y expriment (Sofi peut en témoigner également). Je m'en réjouis.

Le seul conseil que je vais et que je peux te donner, c'est, SI TU PEUX (car ça dépend aussi de l'état de ton système), ne pas mettre de règle identique pour tous. MAIS, si tu sens que c'est important là en ce moment de mettre en place une règle identique pour touS, fais le, et tu auras raison de le faire. Ton chemin sera sans doute ensuite de faire évoluer ton système pour que ce puisse ne plus être le cas. Mais le passage à "cette étape de règle identique" aura été nécessaire dans le processus du système.

Chaque enfant est différent, chaque enfant a son propre contexte ; il faut le connaître parfaitement pour savoir si le fait de le pousser, de l'inciter fortement voire de l'imposer ait une bonne chose pour lui. La première année qu'on a un enfant, on a intérêt à être très prudent, car on ne le connaît pas. Je dis toujours qu'il faut au moins deux ans pour connaître un môme.

Cela dit, on a le droit de faire des erreurs, et ce n'est pas grave. Seule une erreur répétée de nombreuses fois a des conséquences négatives sur l'enfant. Donc, ne pas s'empêcher à imposer ! C'est un choix, c'est notre choix et il ne faut pas se l'interdire.
Ne pas oublier par contre d'évaluer les effets de notre imposition (ou d'un autre choix qu'on peut faire) afin d'améliorer la pertinence de nos interventions qui deviennent par être complètement personnalisées.
Et oui, on a affaire à du vivant, et ce qu'on fait de mieux d'ailleurs dans le domaine : l'enfant !
Ph. Ruelen, mai 2014

 Paroles d'enfants

Bonjour la liste, un petit post tout frais.

Ou comment les enfants peuvent te rassurer en 8 minutes.

Hier matin, lors des rituels du matin, nous avons discuté à propos de l'article paru sur notre école dans le journal : "La Semaine du Minervois".
(Je rappelle que les enfants de l'école ont entre 7 et 9 ans ;))

"La journaliste a écrit sur nous parce que notre école est différente".

"Dans notre école, on se déplace,il y a beaucoup de matériel et d'ateliers."

"On a le droit de se lever quand on en a besoin, et de s'aider . On travaille ensemble."

"T'imagines y a des classes où tu ne peux même pas aller aux toilettes quand tu en as envie !"

"Et même parfois tu dois rester assis à ta place jusqu'à la récré !"

"Mais quand on dit l'école, c'est qui ?"

"Le maître et la maîtresse ? les enfants ?"

"Ben tout le monde ! Nous tous, on est l'école."

" Avec le plan de travail, on peut choisir ce qu'on fait, et puis après, on part en temps personnel"
( Intervention de moi : mais alors en temps personnel on ne travaille pas ?)

"Oh là là si, il faut sortir tout ce dont on a besoin, et puis après il faut réfléchir beaucoup, hein, et se dépasser. Pffff Les projets personnels, je te dis pas !"

"En peinture l'autre jour, eh ben, je me suis concentré, c'était vraiment difficile de peindre ma chimère"

"Quand tu fais des exposés, tu cherches, tu cherches, et puis après tu dois tout remettre dans une présentation, enregistrer tes images, taper ton texte, faire tes pages... et t'entraîner à présenter l'exposé."

"Moi, en gym, je trouve que cela me demande beaucoup d'efforts. Il faut s'organiser pour les tapis, puis s'échauffer. Après il faut se mettre d'accord avec les autres, s'entraîner, aider, essayer."
(Moi : Et les jeux ?)
"Les jeux ? Bah, c'est des jeux, mais c'est du travail ! Ca nous demande des efforts, et puis on apprend des trucs ! "
"Desfois, on n'a pas l'impression de travailler, mais en fait, à l'école, on travaille tout le temps !"

"Maîtresse, des écoles comme nous, il y en a d'autres, quand même ?"

Bon, et bien me voilà rassurée !

Anne

Exemple de moment champagne

Bonsoir à tous,

Pour rappel, j'ai un CE-CM depuis la rentrée de septembre et je galère quotidiennement parce que c'est pas simple de gérer 4 niveaux en passant après une collègue qui a laissé une situation ...compliquée (énorme manque de confiance, retards scolaires, pas le droit de faire des erreurs...)

Mercredi : j'entends à la radio que c'est la journée du compliment. Hop, j'en parle à mes élèves en arrivant dans la classe. On se donne la matinée pour faire un compliment à quelqu'un de la classe. On fera le point à 11h50.

Temps de production d'écrits : je leur demande de rédiger un compliment. Il restait à peine 10 min. Tout le monde réussit à écrire un petit texte en fonction de son niveau.

Récré : il pleut trop, on ne sort pas... Je leur rappelle que la récré est le moment idéal pour aller voir la personne à qui faire un compliment. Et je les vois arrêter leurs jeux, dessins et autres, se déplacer voir les uns ou les autres pour faire leur compliment.

11h50 :
- maitresse, t'as dit qu'on ferait le point sur la matinée des compliments.
- Ok, on s'arrête. Qui a fait un compliment ?
Tout le monde lève la main.
- Qui a reçu un compliment ?
Tout le monde lève la main.
- Qu'avez-vous ressenti ?
- ça fait chaud à l'intérieur/ j'étais contente/ j'étais un peu embarrassé parce qu'on n'a pas l'habitude.
- Si ça fait du bien à tout le monde, est-ce qu'on ne pourrait pas recommencer demain ?
- OUI!!!!!!

Anne GLAUD, mars 2017

Aujourd'hui, nous faisons notre première recherche mathématiques (nous avions fait les créations mardi. Ils avaient choisi leur recherche.)

Ca n'a pas fonctionné pour tous mais :

L'un des messages de Karine F., mars 2017