L'Éducation Alternative

Définition Comprendre l’école du 3ème type Mettre en oeuvre l'école du 3ème type Mettre en place un système éducatif vivant La formation La place du numérique à l'école

Définir l’Éducation Alternative

On peut définir l’Éducation Alternative par l’existence d’un projet éducatif avec une finalité qui est claire, précise et surtout affichée  : Contribuer à la construction de l'enfant en adulte autonome disposant des outils pour être et agir dans une société où il ne sera pas passif.

Comprendre l’école du 3ème type

L’école du 3ème type est né au sein d’écoles primaires de l’Éducation Nationale dans le prolongement de la pédagogie Freinet.

Pour le comprendre, on va repartir du mot essentiel de la finalité : autonome.

L’autonomie, le fait d’être acteur, d’être véritablement acteur, d'être à l’initiative de ce qu’on entreprend est une attitude bien plus importante que ce qu’on pouvait imaginer et bien plus importante que ce qu’on pense encore aujourd’hui.

Le terme autonomie étant tellement galvaudé, je parlerais donc plutôt d’auto-détermination. Cette auto-détermination est ce qui rend possible les motivations intrinsèques. Lorsque ce sont les enfants qui enclenchent les activités et les projets, les interactions sont plus nombreuses et plus qualitatives.

C’est cette multitude d’interactions entre l’environnement et l’enfant qui va façonner et construire son cerveau. Alain Berthoz, le neurobiologiste explique dans son livre « La simplexité » que le cerveau ajuste ses circuits neuronaux jusqu’à ce qu’ils produisent une solution satisfaisante.
L’enfant se construit donc au sein d’un groupe par l’interaction permanente avec son environnement et dans l’interrelation constante avec les membres du groupe auquel il appartient.
En clair, plus les interactions sont nombreuses et de qualités, plus les connexions neuronales sont nombreuses et performantes.

Ces connexions neuronales forment des réseaux dont leur complexité définit ce qu’on va appeler un niveau de langage. On a un réseau pour le langage écrit, on en a un autre pour le langage oral, un autre pour le langage mathématique, un autre pour le langage scientifique etc etc
Chaque niveau de langage va rendre possible l’acquisition de compétences qui sont donc des performances observables Dans l’école du 3ème type, ces performances ne constituent pas des objectifs en elles-mêmes, elles sont des repères sur les niveaux de langage. Pour évaluer, il suffit d’observer, de constater ces performances. Dans l’école du 3ème type, l’objectif est de permettre et de favoriser la construction des langages, la construction de ces réseaux neuronaux.

Dans l’école du 1er type (méthodes frontales, transmissives) et du 2ème type (méthodes actives), l’attention est portée sur les compétences, c’est-à-dire sur des objets à transmettre à un sujet sensé les recevoir.
Dans l’école du 3ème type, notre attention est portée sur le sujet lui-même et plus précisément sur la quantité et la qualité de ses interactions afin qu’il construise et développe au mieux ses circuits neuronaux.

 Mettre en œuvre l'école du 3ème type

Pour que l’auto-détermination soit vécue par l’enfant, il doit prendre l'habitude de décider pour lui-même et de prendre des décisions avec d'autres. Il faut donc mettre en place un système sans domination, qui tend vers un partage des pouvoirs avec les enfants. Le système doit donc avoir la capacité à s’auto-organiser, notamment par le biais de réunions quotidiennes.

Le système doit pouvoir évoluer en fonction des intérêts de chacun, et donc avoir la capacité d'être perturbé. Par exemple, l'enfant arrive en classe en voulant continuer, dès son arrivée, son exposé commencé à la maison ou la lecture d’un message d'une autre classe déclenchant des envies soudaines.

Mais attention à l’équilibre ! Il est nécessaire que le système soit en équilibre permanent car les enfants et le groupe ont besoin d’être toujours dans un état sécure(1). Le système doit donc pouvoir gérer toute perturbation et rester en équilibre en passant d'un état instable à un état stable.
Il faut donc un système homéostasique (cad dans un équilibre qui perdure). Concrètement, cela signifie que la classe sait s’adapter à des imprévus comme un conflit ou un nouveau projet émergent, et rapidement retrouver son état d’équilibre par la coopération entre les enfants, leur bon sens ou une réunion.

Le système ne doit évidemment pas être replié sur lui-même, mais être, au contraire, ouvert sur l’extérieur.

On récapitule. Il faut donc un système qui est homéostasique, ouvert, qui a la capacité à s’auto-organiser et la capacité à être perturbé et à évoluer.

Ces caractéristiques sont celles des systèmes vivants ! Pour le mettre en œuvre, il faut donc créer un système qui s’apparente à un système vivant à l’image du corps humain pour que chaque cellule puisse se développer au mieux.

 Mettre en place un système éducatif vivant

Tout d’abord 4 piliers

  1. une réunion quotidienne,
  2. des ateliers permanents, cad disponibles facilement
  3. un groupe multi-âge bienveillant et positif
  4. une mémoire collective de la vie du groupe

Il faut permettre à ce que chaque enfant puisse choisir et réaliser ses envies profondes tout en entretenant une relation positive ou de plus en plus positive notamment avec les langages écrits et mathématiques.

Lorsque le système est bien vivant, il n’y a qu’à observer et accompagner les envies des uns et des autres. Au début, pour le rendre vivant et non pas oisif, fuyant, et encore moins excité, plus les enfants ont été formatés par le système classique, plus il y a du job.

Parmi les fonctionnements transitoires, on a un fonctionnement qu’on a appelé « La journée en 4 temps » qui nous donne certaines satisfactions.

 La formation

Il faut des caractéristiques chez les adultes du groupe :

 La place du numérique dans l’école

Le numérique fait partie intégrante de notre société. Les outils numériques doivent être considérés comme des outils au même titre qu’un crayon, un cahier, un livre, un tableau.
Outre leur efficacité, on ne peut que se réjouir des opportunités qu’ils nous offrent pour accéder aux informations. Ils nous permettent également de diffuser, de communiquer plus facilement, ce qui contribue à donner du sens aux activités, aux productions et ce qui accroît également les interactions.
Nous veillons bien entendu à ce que ces outils numériques ne soient pas utilisés de amnière passive.

Nous avons créé et continuons de développer un outil aux services de nos systèmes éducatifs vivants, que les enfants utilisent tous les jours depuis 20 ans. Arbustes.net, un réseau de classes éducatif, facilitant la communication, la correspondance, l’échange de journaux scolaires, la diffusion des productions, les plans de travail, la mise en place d’arbre de connaissances et offrant de nombreuses ressources.