retour Et concrètement ....

Vidéos tournées dans mon école

Les Schtroumpfs à l'école de Saint-Sorlin en Bugey (1999-2011, site)
Les Fourmis à l'école de Saint-Cyr-le-Châtoux (2011-2016, site)

Vidéos tournées dans d'autres écoles

La classe de Maël à Caro dans le Morbihan (2017-2018)
La classe de Francesco dans l'Oise (2015)
L'école de Moussac dans la Vienne (1995)
Film "Les enfants d'abord" à Moussac (1995)
Envoyé Spécial à Moussac (1993)

Dans ma classe

Le point de départ d'un débat philosophique (2015)
Une journée ordinaire dans ma classe (2009)
Visites de ma classe (2005)
Le journal des Schtroumpfs (2005)

Dans d'autres classes

Interview de Sylvette Brivet (2018)

Des idées de pratiques

La réunion quotidienne

voire bi quotidienne comme ici
D'autres types de réunion

La lecture et son apprentissage

Article d'Emilie Roudier
Article de Bernard Collot
publié après avoir demandé l'avis sur sa pertinence au neurobiologiste Alain Berthoz

Les droits imprescriptibles du lecteur de Daniel Pennac
  1. « Le droit de ne pas lire ».
  2. « Le droit de sauter des pages ». Ce droit explique qu'un lecteur peut sauter des pages et le conseille même aux enfants pour qui les livres comme Moby Dick et autres classiques sont réputés inaccessibles de par leur longueur. Il mentionne qu'il a lu Guerre et Paix en sautant les trois quarts du livre.
  3. Le droit de ne pas finir un livre ». Daniel Pennac explique qu'il y a plusieurs raisons de ne pas aimer un livre et les énumère : le sentiment de déjà lu, une histoire qui ne nous retient pas, une désapprobation totale des thèses de l'auteur, un style qui hérisse le poil ou au contraire une absence d'écriture qui ne vient compenser aucune envie d'aller plus loin... L'auteur dit qu'il en existe 35 995 autres. Tout cela pour dire que l'on a tout à fait le droit de ne pas aimer le livre ou l'auteur.
  4. « Le droit de relire. » L'auteur explique ici les raisons de relire un livre : pour le plaisir de la répétition, pour ne pas sauter de passage, pour lire sous un autre angle, pour vérifier. Il fait aussi le parallèle avec l'enfance.
  5. « Le droit de lire n'importe quoi ». Daniel Pennac explique que l'on peut lire tout ce que l'on veut mais que cela n'exclut pas qu'il y ait des bons et mauvais romans. Il les classe en deux sortes, les romans industriels qui se contentent de reproduire à l'infini les mêmes types de récits, débitent du stéréotype, font commerce de bons sentiments, des valeurs et des anti-valeurs ainsi que des sensations fortes. L'auteur les décrit comme mauvais, car il ne trouve pas que cela est de la création mais de la reproduction. Il la considère comme une « littérature du prêt à jouir ».
  6. « Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible) ». Droit à la « satisfaction immédiate et exclusive de nos sensations ». Daniel Pennac décrit tous les phénomènes liés à cette « maladie ». L'imagination qui enfle, les nerfs qui vibrent, le cœur qui s'emballe, l'adrénaline qui « gicle » et le cerveau qui prend momentanément « les vessies du quotidien pour les lanternes du romanesque ».
  7. « Le droit de lire n'importe où ». L'auteur explique que l'on peut lire n'importe où en prenant l'exemple d'un soldat qui se porte volontaire chaque matin pour nettoyer les toilettes afin d'y lire l'œuvre intégrale de Nicolas Gogol.
  8. « Le droit de grappiller ». Ce droit explique que l'on peut commencer un livre à n'importe quelle page si l'on ne dispose que de cet instant-là pour lire.
  9. « Le droit de lire à haute voix ». Daniel Pennac donne le témoignage d'une fille qui lui explique qu'elle aime bien lire à voix haute à cause de l'école qui interdisait la lecture à voix haute. Il la compare à plusieurs auteurs (comme Flaubert) qui, pour écrire leurs livres, les relisaient à voix haute.
  10. « Le droit de nous taire ». Ce droit explique que l'on peut lire et taire notre expérience, nos sentiments vis-à-vis du livre.

Le texte libre en français et en mathématiques

Ma pratique du texte mathématique en 2011
Il y aussi le débat mathématique.

Des outils

Fonctionnement de classe pour favoriser les intentions
Le Plan de Travail
L'auto-correction
Les arbres de connaissance
Les échanges de savoir

Principes pédagogiques

Tous capables

Orientation pédagogique

  1. Un fonctionnement réinterrogé en permanence, si possible avec les enfants et les parents.

  2. Une recherche constante pour que tous les enfants :
    • fassent de plus en plus des activités dans lesquelles ils ont envie de s'investir,
    • deviennent de plus en plus autonomes et libres.

Conférence d'Halina Prszmycki en mars 1997 à Limoges

  1. Pas de punition : les punitions sont toujours une erreur. Elles sont humiliantes pour tous et n'aboutissent jamais au but recherché.
  2. Pas de compétition : Les notes et les classements sont toujours une erreur.
  3. L'enfant dans sa globalité, et non l'enfant "élève" : Le comportement scolaire d'un enfant est fonction de son état physiologique, organique et constitutionnel. L'intelligence n'est pas une faculté spécifique fonctionnant comme en circuit fermé, indépendamment des autres éléments vitaux de l'individu. L'enfant n'aime pas écouter une leçon ex cathedra. Personne, ni enfant ni adulte, n'aime le contrôle et la sanction qui sont toujours considérés comme une atteinte à sa dignité, surtout lorsqu'ils s'exercent en public.
  4. Le choix dans le travail : Chacun aime choisir son travail, même si ce choix n'est pas avantageux. Nul n'aime se voir contraint à faire un certain travail, même si ce travail ne lui déplaît pas particulièrement. C'est la contrainte qui est paralysante. Permettre à l'enfant de faire un choix, c'est aussi lui donner une moyen pour se responsabiliser.
  5. Toute leçon doit être une réponse : Les acquisitions ne se font pas par l'étude des règles et des lois, mais par l'expérience. Etudier d'abord ces règles et ces lois, en français, en art, en mathématiques, en sciences, c'est placer la charrue devant les boeufs. Il est donc nécessaire de mettre en situation problème avant toute leçon par la confrontation par exemple à un exercice. Le besoin crée l'outil qui permettra de satisfaire le besoin.
  6. Donner du temps à l'enfant : "En général, le temps, c'est nous qui le gérons complètement, les enfants ont rarement droit à la parole par rapport à cela. Sauf quand de façon libérale et sympathique nous reconnaissons qu'ils ont beaucoup de travail et que nous sommes d'accord pour repousser un contrôle d'une semaine, et c'est tout. En général, ça ne va pas très loin ; et cela, je trouve que c'est un manque important dans la scolarité car en fait on s'égosille auprès de nos élèves en leur disant que gérer son temps, ça fait partie d'apprendre et jamais on ne leur laisse gérer le temps de travail"